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Françoise Simard

Enfance et  jeunesse 

Quatrième d’une famille de treize enfants, Françoise Simard naît le 18 janvier 1851 à Saint-Alphonse de Bagotville (La Baie). Très tôt, Françoise Simard démontre une intelligence vive, une compréhension aisée et un cœur affectueux et compatissant. Sérieuse aux études et au travail, elle est gaie et prend joyeusement part aux amusements.

Appel de Dieu

Elle fréquente l’école paroissiale mais certains problèmes de santé l’obligent à interrompre ses études à l’âge de 13 ans. Elle demeure au foyer paternel jusqu’à l’âge de 23 ans. Elle fait deux essais de vie religieuse : l’un chez les Sœurs du Bon-Pasteur de Québec et l’autre au noviciat des Sœurs Grises de Montréal. La faiblesse de sa santé la rend inapte à la mission de l’une et de l’autre congrégation.

Elle remet alors sa cause entre les mains de Saint-Joseph en disant  « il me semble avoir fait ma part pour correspondre à l’appel divin ; si réellement Dieu me veut religieuse, il viendra lui-même me chercher. »

Au presbytère

Françoise Simard (1851-1937), fondatrice de la Congrégation.Elle entre au service de monsieur Pierre Hubert Beaudet, curé de Saint-Alphonse. En 1880, elle le suit lors de son transfert à la cure de Baie-Saint-Paul. Mère Sainte-Hélène résume ainsi dans la biographie de Mère Marie-du-Bon-Conseil.

« Le sourire bienveillant de la gouvernante, sa gaieté communicative, ses manières affables donnaient un charme tout à fait particulier au presbytère où l’on se plaisait à venir, sans gêne aucun, comme un foyer de doux repos, à une maison d’accueil incomparable ».

La demande de Monseigneur

En 1890, après la mort de M. Beaudet, elle revient à Sainte-Anne où résident ses parents âgés.
En 1894, l’évêque du Diocèse de Chicoutimi, Monseigneur Michel-Thomas Labrecque, veut que Mademoiselle Françoise Simard devienne Fondatrice de la congrégation qu’il souhaite voir naître.
Il mandate alors l’abbé Elzéar Delamarre, procureur du Séminaire, de faire les démarches auprès de cette dernière.
Elle refuse s’estimant inapte à assumer de telles responsabilités compte-tenu de sa santé.
Après un délai de quelques jours de réflexions et de prières, elle accepte le projet de Monseigneur.

 

Naissance de la Congrégation

Religieuses de Notre-Dame du Bon-Conseil,1899.

Le 4 novembre 1894, fête de Saint-Charles de Borromée, elle arrive à l’évêché de Chicoutimi en compagnie de Mademoiselle Georgionna Bergeron. Un mois plus tard, les deux femmes revêtent l’habit religieux. Françoise Simard prend désormais le nom de Sœur Marie du Bon-Conseil. En 1899, appelée désormais la Fondatrice, elle prononce ses vœux perpétuels.

La docilité de cette femme Françoise Simard au bon vouloir de Dieu, a permis à la Congrégation de naître et de se développer à travers le temps. Sa mémoire et son exemple guident toujours les Sœurs dans leurs cheminements et leurs 

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