carte

Mère Françoise Simard :

Une bâtisseuse de la région

 

La vie de Françoise Simard, tout d’abord simple jeune fille née en 1851 à La Baie et devenue par la suite Sœur Marie-du-Bon-Conseil, est indéniablement marquée par la foi et l’amour de l’enseignement. Elle dévouera sa vie au développement de l’éducation dans les écoles paroissiales de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Son rayonnement s’est étendu jusqu’au Chili et en Afrique.

 

Jeunesse fragile

La jeune Françoise Simard était une très bonne élève, mais à la santé fragile, ce qui l’obligera à mettre un terme à sa formation académique et à embrasser une vie de dur labeur, aussi bien au sein du foyer familial que dans les champs. C’est dans la foi qu’elle trouvera un certain réconfort et un but dans sa vie. À deux reprises elle essayera d’entrer en communauté, d’abord chez les Sœurs du Bon-Pasteur de Québec, puis chez les Sœurs de la Charité de Montréal. Mais la maladie reprend le dessus et contraint la jeune sœur à retourner chez ses parents. Grâce à sa piété, elle trouve la force de se rétablir, consolidant ainsi sa foi, désormais inébranlable.

 

De simple enseignante à supérieure générale

Elle travaillera une dizaine d’années pour l’abbé Pierre-Hubert Beaudet, curé de Saint-Alphonse, puis de Baie-Saint-Paul. La qualité de son travail sera très vite remarquée. À l’âge de 39 ans, elle retourne auprès de sa famille et enseignera à l’école de Saint-Fulgence. C’est ainsi que le nouvel évêque du diocèse de Chicoutimi, Mgr Michel-Thomas Labrecque, animé par la volonté de créer une congrégation de religieuses destinées à l’enseignement dans les écoles paroissiales, propose à Françoise Simard de prendre part à la fondation de la Congrégation. Au terme de mûres réflexions, elle devient en cette fin d’année 1894 la Fondatrice de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Bon-Conseil de Chicoutimi. L’évêque du diocèse, vouant une dévotion à la Vierge du Bon-Conseil, fait de cette mère la Sainte-Patronne de la Congrégation. À cette occasion, Françoise Simard prend le nom de Sœur Marie-du-Bon-Conseil, et demeurera pendant 24 ans, la supérieure générale de la Congrégation.

 

Une vocation au service de la CommunautéFrançoise Simard, Fondatrice de la Congrégation

Fonder une Congrégation n’est pas chose aisée, mais Françoise Simard, animée par ses profondes convictions ne cessera de se battre pour sa communauté. Ainsi, durant son mandat, une partie des bâtiments que nous pouvons encore admirer aujourd’hui seront construits, 25 missions seront fondées et 113 sœurs prononceront leurs vœux. En tant que supérieure générale, elle sera chargée de négocier les conditions de travail des religieuses qui œuvraient dans les missions. En 1918, Mère Marie-du-Bon-Conseil cède son poste et part dans les missions de St-Prime et Ste-Anne de Chicoutimi. À l’âge de 67 ans, la fondatrice est encore impliquée dans la communauté et devient conseillère et supérieure locale de la Maison-mère. C’est en 1923, qu’elle se retire dans une chambre privée de la Maison mère. Elle continue néanmoins à recevoir la visite des sœurs à qui elle distille de nombreux et précieux conseils. À l’âge de 86 ans et au terme de 43 ans d’une vie religieuse bien remplie, Françoise Simard décède le 11 mai 1937.